Paris et Londres relancent leur coopération dans le domaine des missiles tactiques

La coopération franco-britannique en terme de developpement de systèmes militaires a souvent été difficile, et jalonnée d’échecs cuisants, comme ce fut le cas, par exemple, du projet de porte-avions entre les deux pays. Mais lorsqu’elle parvient à aboutir, cela donne, bien souvent, des équipements de très grandes qualités. Ce fut le cas dans le domaine des hélicoptères avec la Gazelle et le Puma, dans le domaine des avions de combat avec le Jaguar, et plus récemment, dans le domaine des canons d’artillerie avec le système de 40mm à munition télescopée. Mais le domaine de prédilection de cette coopération a depuis plusieurs décennies été les missiles tactiques, avec des systèmes comme le SCALP/Storm Shadow et le nouveau missile ANL/Sea Venom qui offrent tous deux des capacités avancées aux forces armées de deux pays, ainsi qu’à leurs clients exports.

Outre une coopération dans le domaine de la guerre des mines, Paris et Londres developpement ensemble depuis plusieurs années une nouvelle famille de missiles destinée à remplacer à la fois les Exocet français et Harpoon américains dans le domaine de la lutte anti-navire à longue portée, ainsi que le missile de croisière Scalp / Storm Shadow qui équipe Rafale, Typhoon et Mirage 2000. Désigné Futur Missile Anti-Navire /Futur Missile de Croisière ou FMAN/FMC, cette coopération doit aboutir à horizon 2030 à conférer aux forces navales et aériennes des deux pays des capacités opérationnelles avancées capables de défier les meilleurs systèmes anti-missiles et de protection rapprochée en service ou à venir. A ce titre, lors de sa dernière audition par une commission défense ramenée à seulement 4 députés, les 26 autres membres de cette commission ayant visiblement mieux à faire que d’écouter le rapport de la Direction Générale de l’Armement, le Délégué Général Joël Barre a indiqué que le FMC disposerait des capacités de suppression des défenses anti-aériennes adverses très avancées, offrant une capacité perdue de longue date aux forces aériennes françaises.

Le Missile de croisière SCALP / Storm Shadow représente une capacité opérationnelle déterminante pour les forces aériennes françaises et britanniques.

Toutefois, dans le contexte de tensions qui opposent la France et la Grande-Bretagne sur de nombreux dossiers, dont le Brexit et la participation de Londres à l’alliance Aukus, il était devenu difficile de rassembler les acteurs des deux pays pour faire progresser cette coopération pourtant essentielle pour les capacités opérationnelles des armées des deux pays dans un avenir proche. Après plusieurs reports, une réunion de travail autour du partenariat désigné par l’acronyme MCM ITP pour Materials ans Components for Missile Innovation et Technology Partnership, s’est tenue les 27 et 28 octobre, rassemblant des représentant du Ministère de La Défense et des DSTL (Defense and Science Technology Laboratory) britanniques, de la la DGA française ainsi que des industriels comme Thales, MBDA et Leonardo.


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