La Corée du Nord aurait testé un nouveau missile balistique lancé d’un sous-marin

Il n’y a désormais guère plus que quelques jours entre les annonces répétées de nouveaux tests de missiles en Asie. Cette fois, c’est au tour de la Corée du Nord d’avoir annoncé le tir réussi d’un nouveau type de missile balistique lancé à partir d’un sous-marin, désigné par le terme Submarine-Launcher Ballistic Missile, ou SLBM. Mais il s’agit, cette fois, non pas d’un imposant missile intercontinental destiné à frapper des cibles stratégiques lointaines comme les villes américaines, mais d’un missile aux dimensions plus réduites, dont la forme et le plan de vol suivi rappellent les essais réalisés ces dernières années par Pyongyang, et qui posèrent tant de difficultés aux systèmes anti-missiles sud-coréens et japonais.

En effet, les photos publiées par l’agence de presse officielle de Corée du Nord, laissent apparaitre un missile dont l’aspect rappel celui du missile KN-23, et du SS-26 Iskander-M russe dont il est très probablement dérivé, et dont une version transportée sur rail a été testée le 16 septembre dernier. La trajectoire suivie par le missile, avec une apogée à 60 km et une distance parcourue de 450 km, rappelle également les performances de ce missile conçu pour évoluer sous le plancher d’engagement des systèmes anti-balistiques THAAD et SM-3 déployés au Japon et en Corée du Sud par l’US Army et les forces navales sud-coréennes et nippones. Et si aucun référentiel précis ne permet de déterminer la taille exacte du missile sur les photos publiées, ces paramètres suffisent à estimer avec une marge d’erreur réduite que le nouveau missile testé par Pyongyang appartient bien à cette famille.

EN 2019, Pyongyang réalisait son premier tir de missile SLBM Pukkukson 2, faisant entrer la Corée du Nord dans le club très fermé des pays disposant d’une telle capacité.

Or, un tel missile, bien plus compact que les très imposants missiles balistiques intercontinentaux Pukkuksong qui avaient été dévoilés l’année dernière, offre une souplesse d’utilisation accrue pour la Corée du Nord, qui serait dès lors en mesure d’en équiper des sous-marins de petite dimension, et non l’imposant Sinpo qui sert de plate-forme aux SLBM intercontinentaux du pays. Avec une portée de 500 km, le missile est en effet parfaitement capable de frapper les cibles d’importance au Japon comme en Corée du Sud, et peut être dés lors disséminé à bord de nombreux sous-marins qu’il serait presque impossible de neutraliser simultanément pour priver les autorités nord-coréennes de capacités de frappe potentiellement nucléaire, comme telle est la stratégie actuellement mise en oeuvre par Seoul pour neutraliser la menace nucléaire de son voisin.


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