L’US Army teste un drone Coyote 3 pour contrer un essaim de drones

Le drone anti-drone a la cote depuis quelques mois, et notamment depuis que les Harpy et autre Defender 1C de facture israélienne mis en oeuvre par les opérateurs Azeris, balayèrent les points de résistance, la DCA et l’artillerie arménienne il y a un an à peine, lors de la guerre du Haut-Karabakh de 2020. Depuis, les drones légers de reconnaissance, les munitions vagabondes et les essaims de drones sont devenus simultanément des enjeux technologiques dont il est devenu impératif et urgent de se doter rapidement, mais également des menaces dont il fallait le plus rapidement possible se protéger. Au delà des systèmes cinétiques et des armes à énergie dirigée déjà en developpement, une évidence s’imposa rapidement pour l’US Army: quoi de mieux et de plus efficace qu’un drone pour se prémunir d’autres drones ?

En effet, un drone offre des atouts importants sur des systèmes terrestres, en premier lieu celui de pouvoir s’absoudre de la géographie du lieu, et donc de protéger rapidement une zone étendue, même si celle-ci est parsemée d’obstacles, comme dans le cas d’une surface vallonnée ou boisée. En outre, un drone en mode « défensif » joue en quelque sorte « à domicile » en matière d’environnement électromagnétique, étant bien plus proche de ses propres émetteurs que ne peuvent l’être les drones offensifs. Dès lors, pour peu que l’on parvienne à doter ou de connecter un drone à un système capable de détecter ses adversaires en vol, et d’un système d’arme capable de les neutraliser, le drone « anti-drone » est probablement une arme de choix, economique et efficace pour contrer ces menaces.

Les munitions vagabondes, comme ici le mini-harpy, et les drones légers de reconnaissance ISR ont été propulsées au devant de l’actualité défense aprés la guerre du Haut-Karabakh, durant laquelle ils jouèrent un rôle déterminant

Mais un unique drone peut-il s’avérer efficace contre un essaim de drones, c’est à dire un groupe de plusieurs drones évoluant de manière coordonnée pour mener une attaque de saturation ? C’est à cette question que les équipes du Army’s Indirect Fires and Rapid Capabilities Office (IF/RCO) du Yuma Proving Ground en Arizona se sont attaquées ce 21 juillet, en équipant un drone Coyote 3 d’un système anti-drone « non cinétique », c’est à dire reposant soit sur un système de brouillage, soit un système à énergie dirigée de type micro-ondes, et en le testant contre un essaim composé de dix drones. Selon les déclarations de l’US Army, non seulement le test fut un succès, mais il démontra en outre que le drone Coyote 3 pouvait être récupéré en fin de mission, afin d’être reconditionné et ainsi être à nouveau prêt à l’emploi. L’US Army avait déjà testé précédemment un drone Coyote 2 en version anti-drone, mais équipé d’une charge militaire pour détruire le drone adverse. Cette fois, il s’agissait de détruire ou de neutraliser plusieurs drones au cours d’un même vol, ceci requérant une solution évidement différente.


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