La Turquie veut acquérir 40 nouveaux F-16 et 80 kits de modernisation auprès des Etats-Unis

Avec 245 avions de combat F-16 en parc, les forces aériennes turques sont les troisièmes plus importants utilisateurs du Fighting Falcon sur la planète après les Etats-Unis et Israel, et représentent, à ce titre, une composante essentielle du dispositif défensif de l’OTAN sur le flanc sud de l’Alliance. Toutefois, une partie de ces appareils commencent à marquer le poids des années, et même si la majorité de la flotte a été portée au standard Block 50+, elle marque désormais la pas face à l’arrivée de nouveaux appareils plus performants, comme les Su-35 et Su-57 russes, mais aussi, et surtout, face aux Rafale et F-16 Block 70/72 grecs en cours de livraison. Dans le même temps, la Turquie fut évincée du programme F-35 dont elle avait commandé 100 exemplaires, après avoir commandé et mis en service deux batteries de systèmes anti-aériens S-400 de facture russe.

Pour moderniser sa flotte, Ankara avait annoncé, en 2019, un vaste programme piloté par le spécialiste locale des systèmes électroniques embarqués Aselsan, visant notamment à équiper les F-16 turcs d’une avionique modernisée, d’un radar AESA et d’une suite de défense et de guerre électronique, pour les mettre « à niveau » des Block 70 Viper grecs à partir de 2021. Dès lors, la demande transmise par les autorités turques auprés du Foreign Military Sales ou FMS américain, portant sur l’acquittions de 40 nouveaux F-16 et de 80 kits pour amener des appareils à ce standard, peut apparaitre surprenante, et ce d’autant que le président R.T Erdogan a déclaré, il y a tout juste quelques jours à l’issue d’une rencontre avec Vladimir Poutine à Sochi, que les deux pays allaient coopérer dans le domaine des sous-marins, des moteurs d’avions et des missiles, et d’ajouter que la Turquie commanderait un second lot de S-400, et que personne, comprendre les Etats-Unis, n’avait son mot à dire à ce sujet.

L’entrée en service rapide des premiers Rafale helléniques modifie en profondeur le rapport de force entre la Grèce et la Turquie, bien davantage que n’ont pu le faire l’arrivée des S-400 turcs

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