Pour ses chefs, l’US Air Force doit évoluer rapidement ou perdre face à la Chine

Si d’aucun avaient encore des doutes, les Etats-Unis, et leurs armées, se préparent activement a une possible confrontation, et une seule, face à la Chine. Et pour se faire, l’US Air Force devra non seulement mobiliser tous ses moyens, mais également rapidement évoluer, faute de quoi elle pourrait bien ne pas être en mesure de conférer aux forces américaines et alliés l’avantage indispensable pour tenir tête aux armées de Pékin. C’est à tout le moins ce que plusieurs des chefs de la première force aérienne mondiale ont déclaré, avec une remarquable synchronicité, à l’occasion de l’édition annuelle de la Air Force Association’s Air, Space & Cyber conference ainsi qu’au Congrès américain ces derniers jours.

Deux axes majeurs émergent de cette nouvelle poussée dans la communication de l’US Air Force. En premier lieu, il deviendrait désormais urgent de retirer du service des appareils qui consomment de la ressource budgétaire et humaine, et qui n’apportent plus de plus-value significative pour maintenir les forces militaires chinoises sous contrôle. Ainsi, pour le nouveau secretaire à l’Air Force, Frank Kendall, il est désormais urgent que les parlementaires américains acceptent de faire passer au second plan leurs visions et objectifs personnels, et les implications locales potentielles de ces changements, afin de permettre à l’US Air Force de se préparer à la confrontation qui s’annonce, et qui semble, dans les mots des officiels Américains, parfois tout simplement inévitable.

En dépit de la phase de modernisation et de remplacement des ailes entamées sur de nombreux A-10, l’US Air Force fait à nouveau pression pour que l’appareil soit retiré du service, et cesse de consommer des ressources humaines et budgétaires qui seraient plus utiles ailleurs.

Dans le viseur de l’USAF, se trouvent notamment l’avion espion U2, le drone RQ-4, et surtout l’avion de soutien rapproché A-10 Thunderbolt II, un appareil plébiscité par l’US Army pour sa puissance de feu et sa capacité à apporter un appuie feu qui s’est souvent révélé déterminant en opération, mais qui s’avère désormais, selon les chefs de la force aérienne, bien trop vulnérable aux défenses antiaériennes adverses pour représenter un atout déterminant. L’appareil est d’autant plus dans le collimateur qu’il voit ses couts de mise ne oeuvre croitre rapidement du fait de son âge avancé. D’autres appareils, comme les avions ravitailleurs KC-135 et les KC-10, sont également jugés trop anciens et trop vulnérables pour pourvoir être efficacement employés sur un théâtre moderne de haute intensité. On notera, à ce titre, que le fameux format « 4+1 » évoqué précédemment par le général Brown, chef d’état major de l’US Air Force, pour définir la composition de la flotte de chasse américaine en 2030, et dont le « +1 » représentait justement le A-10, tend à se transformer, dans la bouche des officiels du Pentagone, en format « 4 », qui ne serait composé que du NGAD remplaçant le F22, du F-15EX, du F-35A et du F-16 modernisé, ou son remplaçant de plus en plus attendu par l’US Air Force, mais dont le A-10 serait absent.


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