La DARPA s’intéresse au Biomining pour réduire la dépendances US aux terres rares chinoises

Avec le durcissement des tensions entre les Etats-Unis et la Chine, une inquiétude est très vite apparue quant à l’approvisionnement en terre rare, du nom de ce groupe de 17 métaux offrants des propriétés électromagnétiques uniques, pour son industrie, et notamment l’industrie aéronautique et de défense, grande consommatrice de ces matériaux. Or, Pékin contrôle aujourd’hui encore, 37% des réserves mondiales identifiées, 70% de la production d’oxydes de terre rare à l’échelle de la planète, et 95% de la production des éléments transformés. Il devint rapidement critique pour Washington de sécuriser cette filière, en multipliant les sources d’approvisionnement, en incitant plusieurs partenaires, comme l’Australie et le Brésil, à accroitre leurs capacités de production et de raffinage, et en tentant de trouver des gisements sur son propre sol. Toutefois, l’extraction et la transformation des terres rares est un procédé à la fois couteux, et surtout très dommageable à l’environnement, ce qui n’en facilite pas le developpement dans de nombreux pays ayant pourtant des ressources avérées.

Face à ce constat, la DARPA, l’agence de recherche et d’innovation du Departement de La Défense, a lancé un programme ambitieux, visant à exploiter une technologie déjà bien connue pour extraire d’autres métaux, et qui se voit beaucoup moins polluante et contraignante que les procédés traditionnels, le Biomining. Son principe est simple, puisqu’il s’agit d’utiliser la capacité de certains microorganismes à extraire et absorber ces métaux sous forme ionique d’un environnement « contaminé », pour ensuite extraire ces métaux en faisant précipiter les ions contenus dans les cellules de ces microbes. Le procédé a été mis en évidence dés 1951 par le docteur Kenneth Temple, qui constata que la protobacterie A. ferrooxidans se développait à merveille dans une solution riche en ions ferriques. Depuis, il a été développé à l’échelle industrielle, et plusieurs pays, donc l’Afrique du Sud et le Brésil, l’utilisent pour l’extraction du Cuivre, du Fer, de l’Or mais également de l’Uranium.

l’extraction et la transformation des terre rare reposent sur des procédés extrêmement polluants et energivores.

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