A la veille de l’exercice Zapad-2021, le rapprochement entre Minsk et Moscou s’accélère

Chaque année, les forces armées russes organise un grand exercice majeur se déroulant au début du mois de septembre. Dans un cycle de 4 ans, il se déroule alternativement en Russie orientale (Vostok), Russie centrale (Tzentr), dans le Caucase (Kavkaz), et en zone occidentale (Zapad). L’exercice de cette année, Zapad-2021, dont la partie culminant se déroulera du 10 au 16 septembre, prendra place en grande partie en Biélorussie, ainsi qu’aux abords de Saint-Peterbourg et dans l’enclave de Kalningrad, et mobilisera, au total, prés de 200.000 militaires et civils, même si le nombre de soldats effectivement déployés par la Russie pour cet exercice en Biélorussie n’excèdera pas les 15.000. Contrairement aux années précédentes, cependant, cet exercice s’inscrit dans un vaste effort de rapprochement entre Minsk et Moscou, après les fortes contestations suite à l’élection hautement discutable du président Loukashenko de l’été 2020, et aux fortes répressions de tous les mouvements contestataires qui s’en sont suivi.

Alors qu’à la veille des élections, le président biélorusse mettait en scène une tentative d’agression venant de Russie sur la Biélorussie pour s’attirer les faveurs des occidentaux, Alexandre Loukashenkp a du se résoudre à faire appel à Moscou lorsque peu aprés celles-ci, par ailleurs marquées de nombreuses fraudes, il lui fallut contenir le mouvement populaire qui menaçait de le destituer. L’occasion était bien évidement trop belle pour le Kremlin pour ne pas s’en saisir, Vladimir Poutine n’ayant jamais fait secret de son intention de rapprocher les deux pays. Depuis, le président Biélorusse a multiplié les outrages, déroutant un avion de ligne pour interpeller un opposant, multipliant les procès politiques, et allant jusqu’à mettre en oeuvre une filière de migrants clandestins venus de Syrie et d’Irak pour tenter de déstabiliser ses voisins Lituaniens, lettons et polonais. A plusieurs reprises, il a également fait mine d’anticiper un assaut de l’OTAN sur la Biélorussie, sans que cela n’ait, il est vrai, guère suscité d’émois, ni en Occident, ni même en Russie.

Les autorités militaires biélorusses espèrent maintenant depuis plus de 6 ans recevoir le système S-400 pour renforcer leurs capacités anti-aériennes. Mais Minsk n’a jamais eu les moyens de financer les 450 m$ par batterie que coute le système

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