La FDI Belh@rra reste le choix le plus efficace pour la Grèce

La compétition fait rage à Athènes alors que les autorités helléniques avaient annoncé qu’elles décideraient du vainqueur de la compétition pour l’acquisition de 2+2 nouvelles frégates avant la fin de l’été. Il y a quelques jours, Londres a ainsi annoncé qu’elle était prête à céder gratuitement 2 de ses frégates Type 23 si Athènes transigeait en faveur du modèle Arrowhead 140 de Babcock, alors que Fincantieri a présenté son offre sur la base de la FREMM Bergamini accompagnée de deux frégates de la classe Maestrale, et que les Pays-bas ont proposé leurs deux frégates de la classe Karel Doorman aux cotés des Sigma 11515 HN de Damen. La décision semble se dessiner entre ces 3 offres et celle de Naval Group sur la base de la FDI Belh@rra et du transfert de deux frégates Type 70, la D646 Latouche Tréville de lutte anti-sous-marine, et la D615 Jean Bart de défense anti-aérienne. Sur le papier, les offres apparaissent équilibrées, mais l’offre française semble légèrement en retrait du fait de l’âge des navires de substitution et du prix des FDI équivalent à celui de la FREMM pour un navire beaucoup plus compact. De fait, la presse hellénique, et surtout l’opinion publique du pays, sont très partagées sur le modèle et l’offre à retenir, avec des grilles de lectures parfois simplifiées, et des données très approximatives glanées sur les réseaux sociaux.

C’est la raison pour laquelle le colonel des forces aériennes helléniques Konstantinos Zikidis a écrit 3 articles pour comparer de manière objective et factuelle les capacités des navires en compétition, et plus particulièrement dans le domaine clé de la défense anti-aérienne et des systèmes d’arme de ces frégates. L’officier grec, par ailleurs très respecté dans la péninsule hellénique en tant qu’ingénieur aéronautique a et pour ses nombreux écrits, a ainsi comparé 3 éléments clés du dispositif des frégates proposées : le radar, le système de lancement vertical et les missiles eux-mêmes. Et les conclusions sont sans appel : qu’il s’agisse du radar Sea Fire 500 de Thales, du VLS SYLVER de Naval Group, ou des missiles Aster 15/30, Mica VL, VT1 et MdCN de MBDA et Thales, tous surpassent les performances de leurs équivalents qui équipent les navires italiens, américains, hollandais, allemands ou britanniques proposés à la Grèce dans le cadre de ce contrat.

Le Système Sylver est capable de tirer un missile toutes les 0,25 secondes, là ou le Mk41 ne peut tirer qu’un missile toutes les 5 secondes, constituant une faiblesse majeure lorsque le nombre de VLS est limité face à des attaques de saturation.

Ainsi, dans un premier article publié académiquement, Panagiotis Touzopoulos, ingénieur en aéronautique et le Colonel Zikidis ont analysé les performances comparées des radar LW08, DA08, MW08, TRS-4D et SeaFire 500 pour la détection et le suivi de plusieurs types de cible selon divers scénario d’engagement, et plus particulièrement pour détecter des cibles à faible surface équivalente radar comme le missile antinavire Atmaca de Roketsan qui équipe les nouvelles corvettes Ada de la marine turque. Alors que beaucoup en Grèce avaient tendance à considérer le Seafire comme équivalent au TRS-4D, l’analyse démontre qu’il n’en est rien, et que le radar français surpasse très nettement, notamment contre des cibles furtives, les capacités de ses concurrents, et ce dans tous les domaines de vol. Cette capacité est déterminante à plus d’un titre : non seulement permet-elle à la frégate de détecter une menace la visant au plus tôt, offrant des délais plus importants pour la traiter lavec la réponse adéquate et donc sans gaspiller inutilement de munition, mais elle permet également de détecter des menaces visant d’autres cibles suffisamment tôt pour pouvoir engager une interception, chose beaucoup plus difficile avec les autres radars, avec des fenêtres d’interception très réduites voire inexistantes dans ce type de scénario.


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