Avec le Missile anti-navire 3M22 Tzirkon, la Marine Russe s’impose en Europe

Laissée en friche pendant près de 20 années après l’effondrement de l’Union Soviétique, la reconstruction de la puissance maritime russe, ainsi que de l’industrie navale militaire du pays, commencent aujourd’hui à montrer les fruits des efforts consentis par Moscou ces 10 dernières années. Avec l’entrée en service des nouvelles frégates Project 22350 Admiral Gorshkov, des corvettes Steregushchyi du projet 20380 et Gremyashchyi du Project 20385, des sous-marins conventionnels Project 636.3 Improved Kilo, et des sous-marins Project 885-M Iassen-M et project 955 Boreï-A à propulsion nucléaire, elle dispose désormais de navires n’ayant rien à envier à leurs homologues occidentaux, bien au contraire. Mais une arme, dont l’entrée en service est dite imminente, pourrait bien donner un avantage plus que significatif aux navires russes, le missile antinavire hypersonique 3M22 Tzirkon.

Si les références publiques au Tzirkon se sont multipliées à la fin des années 2010, le programme qui lui a donné naissance, confié au missilier NPO Mashinostroyeniya, serait bien plus ancien, et aurait été entamé à l’entame des années 90. Il est vrais que jusqu’il y a peu, personne ne considérait la Marine Russe comme un adversaire potentiel majeur, elle qui peinait, à la fin des années 2000, à maintenir un unique sous-marin nucléaire lanceur d’engins, pourtant le pivot de la dissuasion du pays, à la mer, et dont la majorité des grandes unités navales ne dépassaient guère les 30 jours de mer par an à cette époque. Mais les efforts en faveur de la modernisation de cette flotte, mais également des infrastructures industrielles destinées à produire et entretenir ces navires, entamés à partir de 2012, ont rapidement changé la donne, et le nombre de navires russes à la mer a rapidement cru ces dernières années.

Le premier essais du missile 3M22 Tzirkon eut lieu en Avril 2017. Depuis, le missile a été testé de nombreuses fois, y compris à bord de la frégate Admiral Gorshkov et de ses silos 3S14 UKSK.

Dans le même temps, le programme 3M22 est lui arrivé à maturité, et ses caractéristiques annoncées commencèrent rapidement à devenir un véritable sujet de préoccupation en occident, même si nombreux étaient ceux, jusqu’il y a peu, à douter qu’un missile hypersonique puisse être en mesure de frapper un navire à la mer en mouvement. Les récents essais effectués par le missile, dont le dernier eut lieu la semaine dernière ouvrant la voie aux essais de qualification d’Etat, montrèrent que non seulement le Tzirkon était bien hypersonique, puisqu’il avait atteint des vitesses de Mach 7 et même Mach 8, mais que sa portée était effectivement conséquente (sans démontrer les 1000 km annoncés), et surtout qu’il était capable d’atteindre des cibles mobiles à la mer, ainsi que des cibles terrestres, avec une grande précision.


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