Le nombre de F35 que doivent commander les Etats-Unis va-t-il être réduit ?

Bien que de nombreuses rumeurs fassent états, y compris au Pentagone, d’une très probable diminution significative du volume de F35 qui seront commandés et mis en oeuvre par les Armées américaines dans les années à venir, aucune annonce formelle allant dans ce sens n’a pour l’heure été faite, et aucun arbitrage n’a été rendu public. Toutefois, ces derniers jours, plusieurs déclarations connexes de l’US Air Force comme de l’US Navy semblent indiquer que cette diminution serait, pour ainsi dire, inéluctable, pour ne pas dire déjà belle et bien actée.

La première de ces déclarations émane du Lt. Gen. David Nahom, Chef d’Etat-Major adjoint de l’US Air Force, à l’occasion d’une audience face au Congrès concernant la préparation d’un rapport sur le futur de cette armée, et notamment sur les notions de soutenabilité budgétaire de l’effort en cours. Si le rapport ne sera rendu que d’ici quelques semaines, le N°2 de l’US Air Force a toutefois tenu à préciser que le F35 restait la pièce centrale du dispositif aérien à venir aux cotés du chasseur de supériorité aérienne issu du NGAD, l’appareil agissant aussi bien comme effecteur furtif (à l’instar par exemple du F117 dans les années 90 et 2000), que comme une plateforme d’optimisation de l’action aérienne en faveur des autres appareils. Et c’est précisément dans cette liste des appareils cités que l’avenir du F35 semble compromis. En effet, à l’instar du General Brown, le chef d’Etat-Major de l’USAF, il y a quelques semaines, le général Mahon a réitéré la volonté de mettre en oeuvre en 2030, une flotte composée de 5 appareils, à savoir le F35A, le remplaçant du F22 issu du programme NGAD, le F15EX, le A-10, ainsi que le F-16 et l’appareil qui le remplacera, un chasseur léger et économique à l’usage se positionnant entre la 4ème et la 5ème génération.

Le F15EX, un temps imposé à l’US Air Force par Donald Trump, apparait désormais comme une alternative de choix pour contenir la montée en puissance des forces aéronavales chinoises dans le pacifique occidental

En d’autres termes, et sans ambages, le remplaçant du F16 ne sera pas le F35A, comme cela était prévu jusqu’à présent, mais ce nouvel appareil dont la première référence officielle est apparue il n’y a que 3 mois de cela, et qui déclencha une levée de bouclier vigoureuse d’une centaine de parlementaire et des industriels Lockheed-Martin et Pratt@Whitney. Or, le remplacement des F16 constituait précisément le premier objectif identifié pour le programme Joint Strike Fighter et le F35, puisque’ l’USAF met en oeuvre aujourd’hui prés de 800 F16 de différents modèles. Dès lors, l’hypothèse d’une commande de F35A ramenée à 800 ou 850 exemplaires, dont 283 ont d’ores et déjà été livrés, prend naturellement tout son sens, puisque ce nombre correspond au remplacement des A10 et d’une partie des F15 de l’US Air Force, le reste étant du ressort du F15EX destiné à remplacer en partie le F15C.


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