C’est le bon moment pour développer un Rafale de Guerre électronique !

Depuis le début de l’année 2021, l’avion de combat français Rafale de Dassault Aviation connait un important succès commercial, avec pas moins de 4 nouvelles commandes ou pré-commandes passées par la Grèce, l’Egypte, la Croatie et l’Indonésie, pour un total de 96 appareils. À en croire la presse helvétique, il aurait également les faveurs des autorités suisses pour le remplacement de ses F/A 18 Hornet et F5 tiger II, et d’autres pays, comme l’Inde et les Emirats Arabes Unis, sont également pressentis pour passer commande cette année ou l’année prochaine. Il faut dire que le Rafale dans sa version actuelle F3R multi mission, et encore davantage dans sa prochaine version F4 qui l’amènera de plein pied dans la 5ème génération, ne manque pas d’arguments à faire valoir. Aussi à l’aise en combat aérien qu’en mission d’attaque, il offre une polyvalence rare, et un rapport performances-prix très favorable. En outre, il a démontré son efficacité au combat, et son excellente disponibilité notamment lors des missions opérationnelles du porte-avions nucléaire français, le Charles de Gaulle.

Il est commun de dire que le Rafale sait tout faire, de l’interception à la police du ciel, de la frappe ciblée chirurgicale à la mission nucléaire. Mais il est un domaine pour lequel l’avion français n’est pas bien armé, celui de la guerre électronique, et de la suppression des défenses anti-aériennes adverses. Certes, le Rafale dispose d’un système d’auto-protection SPECTRA réputé très performant pour déjouer les radar et missiles adverses. En outre, sa furtivité, si elle n’égale pas celle d’un F35 américain, lui confère tout de même une excellente discrétion radar, d’autant que l’appareil sait parfaitement voler à très basse altitude et à haute vitesse en mode automatique, en utilisant le relief naturel pour éviter la détection. Mais il ne dispose pas, à proprement parler, de la capacité à neutraliser les défenses anti-aériennes avancées adverses, en brouillant leurs radars de recherche et de tir, et en les éliminant à l’aide de munition anti-radiation, comme peuvent le faire les EA18G Growler de l’US Navy par exemple. Or, cette capacité représenterait une plus value très importante pour l’avion français, tant au bénéfice des forces aériennes nationales, que sur le plan de l’exportation. Alors que le nombre de forces aériennes mettant en oeuvre le Rafale est appelé à s’étendre rapidement, le moment semble idéal pour concevoir une version de l’appareil spécialisée dans la guerre électronique et cyber et l’élimination des défenses anti-aériennes : le Rafale E.

La Marine Nationale pourrait elle aussi largement bénéficier d’une version dédiée à la guerre électronique et à l’élimination des radars adverses de son Rafale M

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