Le sous-marin nucléaire lance-missiles Kazan sera-t-il le cauchemar des marines occidentales ?

Selon le Ministère Russe de La Défense, le nouveau sous-marin nucléaire lance-missiles Kazan, seconde unité de la classe Iassen mais première unité de la variante projet 885-M Iassen-M, aurait été admis au service actif ce vendredi 7 Mai, et aurait rejoint la Marine Russe pour être déployé au sein de la flotte du Nord. Malgré les délais de construction et une livraison reportée de 2 ans, l’arrivée de ce nouveau sous-marin semble inquiéter les Etats-Majors occidentaux, soucieux des capacités offensives du nouveau submersibles, mais également de sa grande discrétion. Et en effet, le Kazan, ainsi que les 7 autres sous-marins de la variante Iassen-M à différents stades de construction au sein des arsenaux et chantiers navals russes, représentent un challenge inédit pour les marines occidentales.

Plus petit de prés de 12 mètres que la première unité de la classe Iassen, le Severodvinsk entré en service en décembre 2013 après 20 années de construction, le Kazan se veut avant tout plus économique que son grand-frère, tout en conservant les attributs propres à cette classe, à l’instar de ce que furent initialement les Virginia vis-à-vis des SeaWolf de l’US Navy. Et de fait, les estimations publiées donnent un cout unitaire pour les Iassen-M de l’ordre de 800 m$, là ou le Severodvinsk aurait couté prés du double. Il est vrais qu’entre 2013 et 2021, la valeur du rouble russe a elle aussi été divisée par 2. Pour autant, le Kazan et les navires qui le suivent disposent de la même puissance de feu que leur ainé, à savoir 8 systèmes de lancement verticaux capables de recevoir chacune 4 missiles anti-navires longue portée P800 Onix ou autant de missiles anti-navires hypersoniques 3M22 Tzirkon, ou 5 missiles de croisière/anti-navires/anti-sous-marins de la famille Kalibr, soit entre 32 et 40 missiles. A cela s’ajoutent les 10 tubes lance-torpilles armés de torpilles lourdes anti-sous-marines ou anti-navires.

D’une portée pouvant dépasser les 300 km et une vitesse allant jusqu’à Mach 2.5, le P800 Oniks est une arme anti-navire contre laquelle bien peu de systèmes antimissiles modernes peuvent se défendre.

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