Le nouveau KF-21 Boramae sud-coréen est-il un Joint Strike Fighter réussi ?

Douze ans seulement après avoir effectué la première analyse de risques, et moins de deux ans après avoir entamé son assemblage, le premier prototype du programme d’avion de combat KF-21 sud-coréen, précédemment désigné programme KFX et officiellement baptisé Bomamae (faucon) lors de cette cérémonie, a été présenté officiellement ce vendredi à Séoul devant une délégation de plus de 250 officiels sud-coréens et étrangers. Il faut dire que tout, dans ce programme, est exceptionnel, jusqu’ici tout du moins. Alors qu’il n’y a seulement 30 ans de ça, l’industrie aéronautique sud-coréenne était encore à peine balbutiante, elle a réussi l’exploit de developper en à peine plus de 10 ans, et pour moins de 8 Md$, un premier appareil pour le moins prometteur, répondant à de nombreuses attentes opérationnelles comme budgétaires en Asie et dans le Monde. Furtif, manoeuvrant, rapide et doté d’une électronique embarquée avancée, le KF-21, dont le prix unitaire doit s’établir autour de 65 m$ soit le prix en fly-away condition d’un F16V Viper, ne représente-t-il pas ce qu’aurait dû être le programme Joint Strike Fighter, et son avatar, le F35A ?

Il faut dire que le KF-21 a de quoi séduire. Long de presque 17 mètres pour une envergure de 11m20, l’appareil est imposant, dépassant de 2 mètres les 15 mètres du Rafale ou du F16, sans pour autant être excessivement lourd, avec une masse à vide de 11 tonnes, 1 tonne de plus que le Rafale, et une masse maximale au décollage de 25 tonnes, soit autant que l’avion français. Il est propulsé par deux moteurs F414-400 de General Electric, celui-là même qui équipe le Super Hornet, le Gripen et le Tejas indien, lui conférant une poussée à sec de prés de 11 tonnes, et proche de 20 tonnes avec la post-combustion, et un rapport puissance-poids des plus confortables. Cette configuration lui permettra d’atteindre une vitesse maximale de 1400 noeuds, soit Mach 1,81 selon les données fournies par la DAPA, l’agence de l’armement sud-coréenne. L’autonomie, le plafond et la vitesse de montée restent, quand à eux, encore à établir précisément. En effet, contrairement à une habitude largement répandue dans le domaine aéronautique militaire, le constructeur sud-coréen KAI, pas davantage que les autorités du pays et la DAPA, ne survendent les capacités opérationnelles de leur dernier né. C’en serait même l’inverse, car en dépit d’une conception furtive, et d’une capacité probable à la super-croisière, et d’une électronique embarquée avancée, l’avion est présenté comme appartenant à la génération 4,5, soit sensiblement la même que celle à laquelle les communicant de Lockheed Martin ont bien voulu classer le Rafale, le Typhoon ou le Gripen.

Il n’aura fallut que 10 ans et 8 Md€ pour concevoir et assembler le premier prototype du KF21 Boramae, ce qui représente en soit une performance remarquable pour un appareil de cette ambition.

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