La France sacrifie-t-elle une partie de son Industrie Défense sur l’autel de la coopération avec l’Allemagne ?

C’est officiel, la société KNDS, qui rassemble le français Nexter et l’Allemand Krauss-Maffei Wegman, et qui était jusqu’ici piloté par une structure bicéphale composée du lPdg de Nexter Stephan Mayer et son homologue de KMW, va voir sa structure évoluer, et sera désormais pilotée par un conseil d’administration 9 personnes présidée par Philippe Petitcolin, le Pdg du motoriste français Safran, alors que l’entreprise passera, elle, sous la direction de Frank Haun, jusqu’ici patron de KMW, qui sera remplacé à ce poste par le vice-président de l’entreprise, Ralf Ketzel, alors que de son coté, Stéphane Mayer quittera Nexter, sans que son successeur n’eut été nommé jusqu’ici.

Du coté du Ministere des Armées comme du Ministère de l’économie, on se félicite de cette évolution qui consacre le rapprochement des deux groupes européens. Il est d’ailleurs précisé que la direction générale de KNDS sera alternativement tenue par un allemand et un français, et que l’actionnariat du groupe reste le même, à parité stricte entre la France et l’Allemagne. Toutefois, cette décision est loin de soulever un enthousiasme débordant, surtout en France, avec la crainte affirmée et assumée que, petit à petit, l’industrie nationale de production de véhicules miliaires terrestres ne passe sous contrôle allemand. En ligne de mire, le second groupe allemand leader dans ce domaine, Rheinmetall, très soutenu politiquement et notamment au Bundestag, qui se verrait bien intégrer à parité un géant européen des blindés à parité avec KNDS, ce qui mécaniquement ramènerait la part relative de la France à seulement 25% dans l’hypothétique nouveau groupe ainsi créé.

Le démonstrateur E-MBT, une caisse de Leopard 2 surmontée d’une tourelle de Leclerc, est l’un des symbole du rapprochement franco-allemand dans KNDS

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