La destruction d’une batterie S-300 sur le sol Arménien peut entrainer la Russie dans le conflit

Le cessez-le-feu entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sous l’égide de la Russie et du groupe de contact de Minsk n’aura guère perduré. Si des échanges de tirs sporadiques étaient rapportés de part et d’autre ce week-end, les combat ont repris dés l’entame de la semaine. Et ce mercredi, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a annoncé que les drones et les munitions vagabondes mis en oeuvre par ses forces avaient détruit plus de 200 blindés, ainsi que 2 batteries S-300 arméniennes. Problème, selon des observations indépendantes, si l’une de ces batteries était bel et bien déployée dans le Haut-Karaback, l’autre était en fonction sur le sol arménien, constituant une première attaque directe sur sol arménien depuis le début du conflit, et pouvant, potentiellement, justifier une demande d’assistance militaire officielle de l’Arménie auprés de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, donc de la Russie.

Jusqu’ici, l’Azerbaïdjan avait pris soin d’éviter de frapper le sol Arménien, probablement pour éviter une implication militaire russe dans le conflit. Quand à la Russie, elle avait tout fait pour éviter d’avoir à prendre officiellement partie, malgré le traité d’alliance qui la lie à l’Arménie. Si l’image de la Russie dans l’opinion publique arménienne s’en est retrouvée très sévèrement entachée, l’aspect légal de la position de Moscou est valide, puisque le conflit se tenait sur un territoire conquis par l’Arménie, et non reconnu par la Russie. Avec la destruction potentielle d’une batterie S300 sur le sol arménien, la position russe risque encore davantage de se compliquer, celle-ci étant dès lors tenue d’intervenir militairement si les autorités arméniennes venaient à en faire la demande.

Destruction d’un S300 arménien par une munition vagabonde azerbaïdjanaise IAI Harop

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