Malgré la médiation allemande, les tensions montent entre la Grèce et la Turquie

A l’issue du sommet des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne au sujet des tensions en Méditerranée orientale organisé à la demande d’Athènes, Berlin avait été très critique au sujet de l’envoi de navires français et d’avions Rafale en Mer Egée, pour tenter de faire pression sur le président Turc et de mettre fin à la mission d’exploration gazière du navire turc Orus Reis et de son escorte militaire. Pour la chancellerie allemande, largement convaincue des bienfaits de la négociation et du soft-power, l’attitude de la France ne faisait qu’ajouter de l’huile sur le feu dans les relations déjà explosives entre les deux pays. A l’occasion de la rencontre entre la chancelière allemande Angela Merkel et de son homologue français Emmanuel Macron au fort de Brégançon la semaine dernière, les positions allemandes n’avaient pas évolué, même si les deux dirigeants européens tentèrent de faire valoir le caractère complémentaire des deux initiatives.

Et ce matin, pour un court instant, Berlin a pu penser avoir eu raison, en arrachant des représentants turcs et grecs la promesse d’engager des négociations. Mais la joie fut de courte durée. Quelques minutes après cette annonce, le président turc R.T Erdogan s’exprimait en effet pour affirmer que le pays ne ferait aucune concession concernant ses revendications gazières en Méditerranée orientale, ajoutant, comme à son habitude, que toute « erreur » de la part de la Grèce la mènerait à « sa ruine », selon ses propres termes. Et de son ministre des affaires étrangères d’ajouter que si la Grèce tentait de s’y opposer, la Turquie multiplierait les déploiement et les exercices dans toutes la zone, façon de faire peser la menace non seulement sur les champs gaziers chypriotes, mais aussi sur les iles grecques qui constellent la mer Egée et la mer Ionienne.

Si les forces ariennes mettent en oeuvre une cinquantaine de mirage-2000, beaucoup sont aujourd’hui immobilisés par manque de maintenance en raison du faible budget des armées helléniques

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