Le missile franco-britannique ANL/Sea Venom de MBDA qualifié pour la Marine Nationale

Depuis le retrait du service des missiles AS-12 dans les années 80, les hélicoptères de la Marine Nationale n’avaient plus la capacité de mettre en oeuvre des missiles anti-navires, à l’exception notable du Super Frelon qui pouvait mettre en oeuvre le missile AM-39 Exocet, et qui fuit lui aussi retiré du service en 2010. C’est pour palier cette défaillance que français et britanniques s’accordèrent, en 2010, pour developper un nouveau missile léger anti-navire conjointement, lors des accords de Lancaster House qui portaient également sur le developpement du Futur Missile Anti-Navire/Futur Missile de croisière, du programme FCAS de drone de combat avorté, et du programme de guerre des mines conjoint.

La conception de ce missile fut naturellement confié au missilier européen MBDA, et pris le nom d’ANL (pour Anti-navire Léger) en France, et de Sea Venom en Grande-Bretagne. D’une portée de 20 km, ce missile de 2,5 m de long pour une masse de 110 kg, peut être mis en oeuvre par des hélicoptères moyens et légers, comme les Wildcat britanniques et le futur HIL H160M Guépard qui équipera les frégates de la Marine Nationale dès 2027. Il dispose d’un autodirecteur infrarouge non refroidi et, à l’instar du missile anti-char MMP du même MBDA, il permet à l’équipage de diriger le missile sur toute la durée du vol si besoin, tout en étant capable de détecter sa cible après le lancement. Il offre en outre des capacités de frappe à terre, et de discernement de sa cible dans un environnement dense, de sorte à ne pas frapper des navires civils. Emportant une charge militaire de 30 kg, il est capable de prendre à parti des navires de la taille d’une corvette, mais également des navires rapides comme des vedettes lance-missiles.

Gros plan sur le missile ANL juste avant l’impact sur sa cible lors des tests du 20 février dans le polygone de l’ile du Levant.

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