L’épidémie de coronavirus présente-t-elle un risque mondial ?

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’épidémie de coronavirus a déjà fait près de 600 morts, dans l’immense majorité en Chine continentale, et environ 30000 personnes seraient infectées. Bien plus virulente que SRAS en 2002, cette épidémie n’est cependant pas encore qualifiée de pandémie par l’OMS, qui évoque cependant une épidémie à foyers multiples. Au-delà des aspects sanitaires, cette épidémie a déjà de sérieux impacts sur l’économie chinoise, comme nous l’avons déjà abordé. Cependant, même si les foyers épidémiques hors de Chine restent peu nombreux, la période d’incubation de 14 jours pourrait réserver de très mauvaises surprises, et les impacts sanitaires, économiques, diplomatiques et sécuritaires pourraient très rapidement dépasser les limites du continent asiatique.

Sur le plan purement médical, le coronavirus continue d’alerter les autorités du monde entier. Déclenchant des pneumonies sévères, ce coronavirus n’a été identifié qu’en toute fin d’année dernière, un délai trop court pour permettre d’en connaître toutes les caractéristiques, d’autant plus que ce dernier évolue au fil des mutations. Pour l’heure, les autorités chinoises affichent une mortalité autour de 1 ou 2%, soit sensiblement équivalent à la grippe usuelle. Néanmoins, ces chiffres sont obtenus en comparant le nombre de décès au nombre de personnes contaminées à l’instant T. Or, avec une période d’incubation située autour de 14 jours, il conviendrait de comparer le nombre de décès survenus dans deux semaines sur la totalité des personnes contaminées aujourd’hui. En somme, la communauté médicale manque pour le moment de recul et de temps. Il apparaît néanmoins que, pour le moment, 2019-nCoV s’avère mortel avant tout pour les mêmes populations à risques que la grippe ou les pneumopathies classiques, à savoir les nourrissons, les personnes âgées et les personnes qui souffrent de déficience respiratoire, par exemple. La dangerosité de ce nouveau virus proviendrait donc avant tout de sa virulence, de sa facilité de contagion –virus aéroporté– et de sa période d’incubation asymptomatique relativement longue.

Comme le SRAS en 2003, le coronavirus est un virus aéroporté qui touche principalement les voies respiratoires. Les régions densément peuplées d’Asie sont particulièrement propices à l’émergence de foyers épidémiologiques.

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