La Russie va-t-elle prendre l’ascendant sur les flottes occidentales avec le missile Tsirkon ?

Selon l’agence Tass citant des sources proches du district fédéral de défense nord-ouest, la Russie va procéder à un nouveau test du missile anti-navire hypersonique 3M22 Tsirkon, et ce avant la fin de l’année. Selon plusieurs déclarations d’officiels russes faites cette année, dont Vladimir Poutine en personne, le missile Tsirkon va équiper prochainement les corvettes Gremyashchiy du projet 20385, les destroyers Udaloy après modernisation (l’exemple donné est le destroyer Marshal Shaposhnikov en cours de modernisation), ainsi que les sous-marins Antey du projet 949-A. En réalité, conçu pour pouvoir être lancé à partir du même silo que celui qui permet de tirer les missiles de croisière longue portée 3M54 Kalibr et les missiles anti-navires supersoniques P800 Onyx, le Tsirkon pourra potentiellement équiper un très grand nombre d’unités navales russes, allant de la corvette légère Buyan-M au sous-marin du projet 636.3 Improved Kilo, en passant par les frégates 22350 Amiral Gorshkov et nombre de navires en cours de modernisation. Consciente de l’avantage que procure cette technologie, Moscou a d’ailleurs annoncé le développement d’une version raccourcie du missile, le « mini-tsirkon », capable d’être mise en œuvre par des patrouilleurs lance-missiles ainsi que d’aéronefs comme le Su-57.

Or, le 3M22 Tsirkon n’est pas un missile anti-navire simplement plus performant que son prédécesseur, le P800 Onyx. Avec une portée donnée pour atteindre les 1000 km, et une vitesse de Mach 9, le missile est en mesure de procurer un avantage tactique significatif aux bâtiments de la flotte russe face à leurs homologues occidentaux, à l’instar du missile hypersonique Kinzhal en matière de combat aéroterrestre. En effet, le Tsirkon est virtuellement immunisé contre toutes les défenses anti-missiles en service dans les marines occidentales, allant du missile anti-missile au système CIWS, grâce à sa vélocité dépassant de beaucoup les vitesses maximum d’interception pour lesquels les systèmes de défense ont été prévus. En outre, cette très haute vitesse réduit à ce point le temps de réaction de la cible, ou de son escorte, que les procédure d’engagement en service sur les navires occidentaux sont pour l’heure inadaptées pour répondre à cette menace. Enfin, sa portée excède de beaucoup la portée maximale de l’ensemble des missiles anti-navires en service en occident.

Le missile balistique anti-navire DF26 chinois est également perçu comme une menace majeure pour les capital ships américains, en particulier les porte-avions

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