L’Administration Trump libère 400 m$ d’aides militaires à l’Ukraine

Beaucoup craignaient que les aides promises à l’Ukraine ne face les frais de la mobilisation des fonds de la Défense pour financer les 5 Md$ nécessaires à la construction du mur sur la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il n’en sera rien, puisque le président Trump a annoncé la libération des deux aides promises au pays pour cette année. La première de 250 m$ financée par le Pentagone, et la seconde de 141 m$ financée par le Departement d’Etat, sont destinées à l’acquisition d’équipements de Défense non létaux, parmi lesquels des systèmes de communication cryptés, des protection balistiques, et des drones ainsi que de systèmes offensifs, comme des fusils de précision pour sniper, des radars de contre batterie, et des bouées acoustiques. Malgré cette aide, le Département d’Etat confirme qu’il continue de soutenir les efforts européens pour trouver une solution pacifique à la crise du Donbass.

Une semaine auparavant, le 7 septembre, la Russie et l’Ukraine sont parvenues à un accord pour l’échange de 24 prisonniers de part et d’autres, dans une volonté de désescalade entre les deux pays voulue par le nouveau président ukrainien. Parmi les prisonniers libérés, figurent les marins ukrainiens capturés lors de l’incident dans le détroit de Kerch, et le réalisateur Oleg Sentsov et le journaliste Roman Suschencko coté ukrainien ; des miltaires russes capturés en territoire ukrainien ainsi que Volodomir Tsemak, l’ancien commandant de la défense anti-aérienne du Donbass, dont la libération a provoqué de nombreux remous, à Kiev, comme aux Pays-bas.

Instauré en 2014 à l’occasion des commémoration du débarquement, le format Normandie rassemble la Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et la France.

Si Volodymyr Zelensky, le président Ukrainien, est prêt à des avancés pour parvenir à une solution pour le règlement du conflit, comme le retrait des forces lourdes de la ligne d’engagement, il a toutefois appelé les européens à ne pas lever les sanctions contre Moscou tant que la crise ne sera pas réglée. Dans ce domaine, il subsiste un écart significatif de position entre les Européens, les Américains et les Ukrainiens. En effet, si les capitales européennes, et notamment Paris et Berlin membre du format Normandie, cherchent à mettre un terme au conflit dans le Donbass qui a déjà fait plus de 10.000 morts des deux cotés, Kiev et Washington estiment que la crise sera résolue lorsque la Crimée sera restituée à l’Ukraine.

Les deux positions ont leurs vertus et leurs défauts. Si l’on peut qualifier la position européenne de raisonnable, elle n’en permet pas moins d’officialiser l’annexion par la force d’un territoire appartenant à un pays souverain. A l’inverse, les positions américaines et ukrainiennes, en restant fermes sur ce sujet, s’interdisent tout progrès significatif dans les négociations avec Moscou, tant il est clair que les autorités russes demeureront fermes sur le sujet. Quoiqu’il en soit, la situation reste complexe, voir confuse dans le pays, et que les chances de voir une solution se dessiner sont, aujourd’hui encore, minces.

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